LE VILLAGE

Thannenkirch-le-village

LE VILLAGE

nature et culture croquis légende 2

Thannenkirch est un cas assez rare en Alsace de village de moyenne montagne. Les principaux villages se sont établis, et ont duré, dans la plaine, sur les coteaux viticoles et dans les vallées. Littéralement, Thannenkirch peut être traduit par « l’église dans les sapins » et il courait à ce sujet une légende : une jeune fille poursuivie par les assiduités d’un chevalier trouva refuge en ce lieu, sous la protection de deux sapins qui s’étaient refermés sur elle. Mais en réalité, le nom provient de « Sankt Anna Kirche », église dédiée à  Sainte-Anne, mère de Marie.

Le village est mentionné pour la première fois en 1205, mais il peut être de fondation plus ancienne.  Il appartenait du XVe siècle jusqu’à la Révolution aux comtes de Ribeaupierre, dont la ville-centre était  Ribeauvillé. L’intense exploitation des forêts au Moyen Âge a entraîné l’établissement de charbonniers lorrrains. On attribue à ces derniers l’origine de certains noms de famille ou de lieux en dialecte welsche (roman), certains germanisés par la suite. Par exemple on rencontre les patronymes Lirot, Conreaux, Marschal, Laigasse, Dumoulin et les toponymes Champ de la vigne (Chandelaveil), les Biens, le Bois Georges (Boieri), Ces vaux évoluant en Sewo etc.

Jusqu’au début du XXe siècle, le village vivait modestement et presqu’en autarcie, chacun subvenant à ses besoins avec le produit d’une agriculture de subsistance : une ou deux vaches, un cochon, quelques poules et lapins. Le revenu était complété par l’’exercice d’un second métier, tel que débardeur de grumes, bûcheron, carrier de grès ou granit. Des toiles étaient tissées à domicile, puis transportées par les femmes du village jusqu’à Lièpvre ou Sainte-Croix-aux-Mines dans la vallée voisine, pour être apprêtées. L’ancien parcours a gardé le nom de chemin des tisserands.

Comme ailleurs, la dépopulation et le recul des terres cultivées ont affecté le village. Depuis son maximum au milieu du XIXe siècle (1040 habitants) la population a diminué  jusqu’à son niveau actuel autour de 440 habitants. Le développement du tourisme de séjour à partir de la fin du XIXe siècle, « écotourisme » avant la lettre a suppléé au déclin des activités traditionnelles. Thannenkirch a de la sorte anticipé de longue date le concept de développement durable car un tourisme  respectueux de l’environnement, enrichi par une vie associative dynamique maintient le caractère simple et généreux du village.

Parmi les établissements hôteliers, le Clos des Sources, le plus ancien hôtel du village – sous les noms successifs d’ « Hôtel des Touristes » puis de « Touring Hôtel – vous permettra d’utiliser ses installations : piscine, saunas, spa, massages, selon la formule de Day Spa.

Thannenkirch, c’est aussi:

  • Une épicerie  » la Griotte  » sympathique  dans sa recherche de bons produits
  • les 2500 cerisiers en fleurs au printemps et leur parure rougeoyante à l’automne
  • L’Orchis tacheté, la Cardamine des prés et la Colchique
  • La « fête de la Cerise » en juillet
  • Le brame du cerf en automne
  • La « fête d’automne » le premier dimanche d’octobre
  • Restaurants dans le village
  • Petit marché de Noël villageois et visite de la crèche Noël en Alsace « Noël en Alsace » ou « Noëlies »



Thannenkirch paysage

Les sculpteurs André et Pascal BOSSHARDT

Une part de l’originalité de Thannenkirch est due à l’omniprésence de sujets en bois sculpté, réalisés par l’atelier de sculpture sur bois Pascal BOSSHARDT. Cet atelier travaille dans la meilleure veine de l’art rustique montagnard, tirant son inspiration de la nature, des activités traditionnelles locales et des sujets religieux. L’atelier est aussi réputé pour ses créations de crèches de Noël, présentes dans de nombreuses églises de la région lors de la saison.

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